La fête à Guy Bedos 2016

Du rire, de l'émotion, des larmes, des stars

Dans les années 80, on ne voyait que Bedos, Coluche, Desproges. Des rois mages de l’insolence à la française, il ne reste aujourd’hui que Bedos. C’est à ce vieux lion de la savane du stand-up que la Belgique a rendu hommage, dans le cadre du Brussels Film Festival.
Sur la piste des saltimbanques, Bedos a toujours été un irrésistible félin, sentimental et bagarreur, inconsolable et gai, fraternel et sanguin. Issu tant de la commedia dell’arte (gloire à Monicelli, Risi, Fellini!) que du stand-up new-yorkais (merci Lenny Bruce), Bedos est un adepte historique du rire de résistance, qui choisit la politesse du désespoir pour parler justice, solidarité et pourquoi pas désobéissance civile.
Hommage… L’homme n’est pas friand du terme. Et il est du reste sans doute bien mal choisi. Car c’est une véritable fête que Bruxelles avait préparé pour l’acteur fétiche d’Yves Robert (Un éléphant ça trompe énormément, Nous irons tous au paradis…), qui fit ses premiers pas au théâtre en 1951, aux côtés de Jean-Paul Belmondo. Et qui, en 1963, écrivit avec Jacques Baratier un film à sketches, Dragées au poivre, dans lequel il donnait la réplique à la moitié du cinéma français, de Bebel à Simone Signoret, Francis Blanche, Anna Karina, Jean-Pierre Marielle, Sophie Daumier, Claude Brasseur ou Monica Vitti.
Trois ans après ses adieux au stand-up, c’est au théâtre 140, là même où il fit ses débuts et ses adieux à la scène belge, que Guy Bedos est revenu le 18 juin 2016, entouré par une pléiade d’amis, artistes de cinéma, de scène ou de musique : sa fille Victoria, Jean-Paul Belmondo, Michel Boujenah, Charlie Dupont, Tania Garbarski, Alex Vizorek, Fabrizio Rongione, Bruno Coppens, Zidani, Pierre Kroll...